Formule célèbre prononcée lors du Congrès de Vienne qui a permis à la France de « sauver les meubles » en préservant ses frontières après la chute de Napoléon Ier.
Hier, aussi le Congrès a dansé ou plutôt, il a applaudi la déclaration de Nicolas SARKOZY, premier Chef de l’État à parler devant les deux assemblées depuis 1875. Le parti du Président et ses alliés ont essayé de sauver les meubles, parce que lorsqu’on représente moins d’un Français sur trois, il y a des limites à ne pas dépasser.
« Une démocratie apaisée, ce n’est pas une démocratie où tout le monde est d’accord, mais une démocratie où tout le monde s’écoute ». Nous sommes bien aise de l’entendre et « rien ne sera plus jamais comme avant » nous rappelle étrangement la phrase prononcée par François BAYROU, il y a déjà deux ans, en 2007 !
« Nul, dans ces circonstances, n’est assuré de détenir la vérité…La crise n’est pas finie, nous ne savons pas quand elle se terminera ». Ca fait du bien après les déclarations du style « La crise est une opportunité pour la France ». Ceci étant, après avoir dit que, comme le nuage de Tchernobyl, la crise ne s’arrête pas aux frontières, que fait-on ?
Et aux mêmes maux ou mots les mêmes remèdes, le catalogue, nous citons en vrac :
- taxe carbone pour remplacer la taxe professionnelle,
- développement du numérique mais achtung HADOPI veille,
- pas de politique de rigueur parce que ça marche pas,
- autonomie des universités,
- réforme du lycée,
- construction de nouvelles prisons …
Une trouvaille : le bon et le mauvais déficit, comme le cholestérol !
Si pour le second, on écoute le médecin et on surveille son alimentation, le Chef de l’État ne nous dit pas comment il entend « dégraisser le mammouth » pour le premier. « La France a fait dans la durée un double mauvais choix » en parlant de ces déficits. On ne peut qu’être d’accord sauf que Monsieur WOERTH nous annonce 150 milliards€ de déficit en 2009 et autant à prévoir pour 2010. Ce qui ne nous dit toujours pas comment on fait pour stopper et commencer à réduire la dette extérieure.
Un grand moment sur le capitalisme et la mondialisation, là aussi il y a la bonne et la mauvaise… tandis qu’à Bruxelles, on reconduit BARROSO. La seconde, la bonne « est coopérative », la première, la mauvaise « oppose le progrès économique et social » Monsieur BOVÉ appréciera, après le petit service rendu !
Sur la laïcité, rien à dire, notre République est laïque et « La burqa ne sera pas la bienvenue dans notre République française….. c’est un problème de dignité de la femme »
En bon politique, quelques mots sur le Grenelle de l’environnement qui est « La dépense la plus rentable que l’on puisse imaginer. C’est un investissement »
Le morceau de bravoure : « Le Conseil National de la Résistance … a su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social ». Après avoir bradé l’indépendance de la France en réintégrant à temps plein l’OTAN, après avoir prôné la « rupture », se référer au gaullisme, fallait le faire !
Deux sujets qui passionnent les gazettes et font vendre du papier, tant pis pour l’écologie : le remaniement, …. c’est pour mercredi ! Et la réforme des collectivités locales « Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus régionaux et départementaux ». Pour le coup, ils vont arrêter de danser, ils vont courir à la chasse aux places !
Et puis le paquet cadeau : « Priorités nationales et mise en place d’un emprunt pour les financer ». Emprunt sur les marchés extérieurs ou rémunération de l’épargne des Français en échange d’un prêt, au final « combien ça coûte » ?
Sans mauvais esprit,
…. si nous étions gaullistes, nous rendrions notre carte,
…. si nous étions européens, nous aurions des inquiétudes majeures,
…. si nous étions français, nous nous poserions de sérieuses questions !
Mais au fait, nous sommes Européens et Français, heureusement pas gaullistes !