Samedi 1er août, est apparue sur la toile une pétition nationale contre les éoliennes. Ce mouvement fait suite à une initiative démarrée en avril dernier qui compte déjà plus d’un millier de signataires au nombre desquels Yves LECOQ, humoriste et imitateur connu chez les Guignols de l’Info ou le grand chef étoilé Régis MARCON.
Les signataires réclament un moratoire sur l’installation de nouvelles éoliennes dans le paysage français. Ils déplorent que l’installation de parcs éoliens se fasse de manière désordonnée et aille à l’encontre des buts recherchés : développement durable, respect de la nature et lois d’urbanisme.
Les détracteurs de ce type d’énergie ne manquent pas d’arguments :
- Dégradation de paysages naturels d’une grande beauté (samedi, les manifestants se sont élevés contre l’installation d’éoliennes au Mont Gerbier-de-Jonc, source de la Loire),
- Inefficacité énergétique : D’après les études fournies, les éoliennes ne tournent que 20 à 30% du temps et ne pourraient couvrir à terme que 10% des besoins énergétiques sur la base d’un objectif de 15 000 éoliennes à l’horizon 2020. On s’étonne qu’un pays aussi « vert » que l’Allemagne se soit lancé massivement dans l’éolien, sachant que les vents à l’intérieur des terres sont généralement faibles et capricieux. Et comme les Allemands ont renoncé au nucléaire, ils ne peuvent guère qu’installer des centrales à fioul ou à charbon … c’est dire ! Le Danemark songe à faire de l’offshore, comme la Grande Bretagne sur les îles d’Écosse… Encore faut-il amener la production vers la terre ferme, et de là, aux villes – encore des pylônes ?
- À cela s’ajouterait un prix du kw.h plus élevé qu’avec d’autres moyens de production d’énergie mais aussi la nécessité de prévoir et donc d’installer des générateurs autres qu’éoliens pour les 70 à 80% du temps où elles ne tournent pas ou peu. En effet, aujourd’hui les techniques de stockage de l’électricité en grandes quantités ne sont pas au point (mis à part sous la forme d’eau dans des barrages hydroélectriques).
- Dégâts écologiques : lorsqu’on implante un parc d’éoliennes, il faut couler au pied de chaque mât un socle enterré de 1 500 tonnes de béton, qu’il sera difficile de récupérer en cas de démontage. Merci pour les générations futures.
- Destruction de l’éco système : lors des migrations, chaque éolienne tue en moyenne 30 oiseaux par an, sur la base de 15 000, cela représentera la perte de 450 000 oiseaux migrateurs par an !
Difficile pour des néophytes comme nous de rendre un avis autorisé. Nous vous invitons à lire le rapport de l’Académie de technologie qui est assez critique sur l’opportunité de créer en France un important parc d’éoliennes. Vous trouverez d’autres arguments en cliquant ici.
Sans chercher à polémiquer, parce que le problème de l’énergie est primordial pour les années à venir, on ne peut nier que les arguments économiques, esthétiques, écologiques et sonores sont une réalité.
La question reste posée : et si tout cela n’était que du vent ?
Je poserai également la question suivant :
Et si toutes ces informations diffusées par les adversaires aux éoliennes n’étaient que du vent ?
Efficacité :
Vu le nombre d’éoliennes dans le monde et dont certaines ont plus de 20 ans je suis dubitatif quand aux arguments. Pourquoi les éoliennes ne seraient-elles pas efficaces en France alors qu’elles le sont ailleurs ?
Destruction de l’éco système :
En France, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) soutient le développement raisonné de la filière éolienne.
Dégâts écologiques :
En quoi le démantèlement d’un parc éolien serait-il plus catastrophique que celui des centrales nucléaires ?
Soutien de personnalités :
En quoi la présence de deux personnes connues comme Yves Lecocq et Régis Marcon apporterait-elle une crédibilité supplémentaire, sont-ils des spécialistes ?
Dégradation de paysages naturels :
Pas plus (plutôt moins) que les centrales nucléaires avec leur nombreux et imposants Pylônes
Le prix du kWh :
La société AREVA intègre-t-elle dans le coût de production les éléments suivants :
- la construction de la centrale
- le traitement des déchets hautement radioactif
- le stockage (pour du très-très long terme) avec la traçabilité dans le temps (multi-générationnel)
- la sureté nucléaire à savoir le coût des incidents ainsi que le coût d’un grave accident éventuel (comme celui de Tchernobyl)
- le démantèlement des centrales (que l’on reporte car la mise en ouvre semble très délicate)
- l’entretien et le prolongement des centrales vieillissantes (suites au problème évoqué ci-dessus)
Bien sûr AREVA souhaite ardemment que l’Etat Français puisse vendre des centrales nucléaires à d’autre pays qui permet un retour financier non négligeable pour AREVA, Bouygues…
Selon mes convictions, je suis favorable aux petites éoliennes (de proximité) qu’au grand parc.
Il est urgent de mettre en place un plan pour chasser les gaspillages énergétiques en isolant tout les bâtiments existants (maisons, immeubles, bâtiments publics et privés…
J-M
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